Coursier à vélo chez Deliveroo : le bilan après 2 mois

Salut à toi, aujourd’hui j’ai envie de faire un article un peu plus personnel pour te communiquer mon ressenti après deux mois en tant que coursier à vélo !

Je travaille actuellement à Lyon, exclusivement avec Deliveroo, même si je devrais bientôt également rejoindre Foodora (surtout pour une question de rémunération, comme tu pourras le voir plus loin). Cet article sera ainsi spécifique à cette boîte de livraison, puisque c’est la seule que je connais vraiment pour le moment. Je vais donc te lister les points positifs ainsi que les points négatifs de ces deux mois de partenariats ! Bien sûr je ne prétends pas faire une généralité de mon cas personnel, cet article sera très subjectif mais c’est un peu le but 😉

Les points positifs

Le plus gros point positif de ces deux premiers mois en tant que coursier est la liberté que me donne mon activité de travailleur indépendant. Le fait de sentir que je peux organiser mon emploi du temps comme bon me semble est quelque chose d’assez extraordinaire pour moi ! La contrainte horaire (et la routine qui va avec) est une des deux choses qui me faisaient le plus horreur dans le monde du travail salarié.
La deuxième était le fait de devoir en permanence obéir à un chef ; là aussi, j’ai trouvé dans mon activité de coursier une indépendance qui est assez rare dans un travail salarié classique. Alors bien sûr, j’ai quand même des comptes à rendre à Deliveroo en cas d’absence injustifiée, il y a quand même un certain délai à respecter en cas d’annulation d’un shift (chez Deliveroo c’est 72h à l’avance). Néanmoins, ces mini-contraintes me semblent tout à fait négligeables en comparaison de la liberté et de la maîtrise de mon temps que m’offre cette activité.
Un autre point positif est la possibilité de faire du sport tout en étant payé ! Moi qui suis très sportif de base, j’ai trouvé avec Deliveroo le moyen de satisfaire mon besoin de me dépenser physiquement tout en touchant de l’argent, ce qui s’appelle faire d’une pierre deux coups 🙂 . Si tu es fan de vélo, ce sera un vrai régal pour toi de parcourir les rues de ta ville tout en sachant que ton compte en banque se remplit au fur et à mesure de tes coups de pédales.

Les points négatifs

Le plus gros point noir selon moi de ces deux mois en tant que coursier à vélo est l’instabilité des revenus et la précarité qui en découle. En effet, comme j’en ai parlé dans l’article sur le statut d’auto-entrepreneur, nous n’avons que très peu de protection en cas d’accident au travail ! Il y a quelques semaines par exemple, j’ai eu une petite tendinite au genou qui m’a immobilisé pendant une bonne dizaine de jour, ce qui fait que je n’ai rien gagné sur cette période-là. Sachant que je ne croule pas sous l’or et que je dois payer mon loyer et mes courses, c’était une mésaventure assez désagréable qui m’a fait réfléchir à la nécessité de prendre une assurance. Un peu dans la même veine, je me suis fait volé mon vélo hier après avoir eu l’imprudence de le laisser une minute à l’entrée d’un restaurant sans surveillance. N’étant pas assuré contre ce genre d’accident, je vais devoir repayer un nouveau vélo, ce qui fait quand même un peu mal au c.. il faut bien le dire. 
La deuxième insatisfaction que j’ai n’est pas liée spécifiquement à l’activité de coursier à vélo mais plutôt à la rémunération que me propose Deliveroo. Je ne veux pas cracher sur cette boîte avec qui j’ai pour l’instant de très bon rapports (le service d’aide aux coursiers est patient et à l’écoute, la communication est lisse, les paiements arrivent en temps et en heure), mais la rémunération est quand même assez ridicule, du moins en semaine. Alors que tous ses concurrents proposent des minimums horaires, Deliveroo se contente (en dehors du week-end) de payer ses coursiers 5€ la course. Si cela n’a rien de dramatique le soir (où les commandes s’enchaînent le plus souvent), il m’est arrivé un midi d’attendre deux heures assis sur un banc pour recevoir… une commande (en général, j’en reçois deux ou trois) ! J’ai donc touché en tout et pour tout 5€ pour deux heures de travail (même si attendre sur un banc n’est pas forcément très compliqué comme travail, c’est tout de même une période où je me rends disponible et où je ne peux pas me consacrer à d’autres activités). Comparativement, chez Foodora, j’en aurais touché 17…
Enfin, et c’est un peu la contrepartie du dernier point positif (le fait de pouvoir faire du sport à l’air libre tout en étant payé), il faut bien avouer que l’activité de livreur à vélo est particulièrement désagréable à effectuer par temps de pluie, d’autant plus l’hiver quand il fait froid ! Pour atténuer un peu cet inconfort, pensez à bien vous équipez ! En cas de forte pluie, l’achat d’un surpantalon est selon moi obligatoire sous peine de finir sous forme de flaque vivante. Le port de gants l’hiver est également fortement conseillé 😉

 

Dans l’ensemble, je suis satisfait de ces deux premiers mois en tant que coursier à vélo et de la liberté que ce mode de vie m’offre. S’il faut bien reconnaître qu’il y a des points négatifs (comme partout cela dit), je pense pouvoir résoudre la majorité d’entre eux dans le futur, que ce soit au niveau de la rémunération (en travaillant avec plusieurs boîtes et en profitant de cette diversité pour maximiser mes revenus) ou au niveau des risques et de l’instabilité (en souscrivant à une assurance qui me permette d’envisager l’avenir d’une manière un peu plus sereine).
Que tu sois toi aussi coursier à vélo et que tu aies envie de partager ton expérience ou que cette activité t’intéresse et que tu aies une question à poser, n’hésite pas à me laisser un commentaire au bas de la page ! A bientôt pour un nouvel article et d’ici-là, ride safe 🙂